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Le Standard de Liège reste et restera le club avec la plus longue présence consécutive dans l’élite.

Créé en 1898, le Royal Standard Club de Liège n’est, par la suite, descendu qu’une seule fois dans un échelon inférieur ; lors de la saison 1913 – 1914. Rapidement remonté, le Standard reste le club belge avec la plus longue présence consécutive en D1.

Le Standard était resté en retrait quelques saisons avant de revenir dans la division d’honneur (D1 de l’époque) en 1921, après avoir remporté le titre en D1 (anciennement le 2ème échelon). Depuis, les Liégeois n’ont plus jamais quitté l’élite. Cela va donc bientôt faire 100 années consécutives au plus haut niveau.

Peu de doutes, en effet, sur le fait que le matricule 16 ne gagne pas l’appel qu’il va introduire au CBAS. Le Standard de Liège devrait ainsi rester en D1A pour les prochaines années, malgré les récentes menaces qui pèsent sur le Standard : une rétrogradation en D2 amateurs, ainsi qu’un handicap de trois points, faute de licence professionnelle.

C’est le cabinet Atfield qui défendra la version du Standard, qui nie d’ailleurs en bloc une partie de ce qui lui est reproché, le reste étant réglé depuis lors. Précisément, le Standard a fait une nouvelle fois appel aux services de Grégory Ernes pour défendre son point de vue.

Malines en pleine bourre, le Standard en D2 amateurs ?

Encore une saison dans l’élite du football belge et le RSCL y sera resté 100 ans de suite. Un record ! Mais, à l’image du club et de son actuelle saison ; avec des hauts et des bas. 10 titres, dont le premier en 1958 et le dernier en 2009, 8 Coupes de Belgique entre 1954 et 2018, mais aussi de longs passages à vide et des années plus que compliquées après l’explosion de l’affaire Waterschei. A l’époque, cela n’avait pas empêché le Standard d’obtenir sa licence professionnelle. Comme ce fut le cas pour Malines plus récemment. Un arrangement avec l’Union Belge et la bienveillance de la justice et revoilà le Kavé Malinwa dans l’élite du football belge. Ni vu ni connu.

Parole à la défense

Au-delà de ce point de vue moral et historique, les Liégeois ont également toutes les cartes en main pour gagner l’appel sur le plan technique et sur le fond du problème. Premièrement, parce que les faits qui lui sont reprochés sont pour la plupart réglés depuis la décision qui a tant fait couler d’encre.

Une prime en retard, désormais payée

Les finances du Standard sont dans le rouge, pas le moindre doute. Un des reproches adressées par la Commission des licences était le retard du paiement des primes de février de 8 joueurs : 1,04 millions d’euros en jeu. Depuis, s’est défendue la direction liégeoise, le montant a bel et bien été versé aux joueurs concernés. Cela dit, ce nouveau retard de paiement en dit long sur l’état des finances liégeoises.

Un trou financier nié en bloc

C’est d’ailleurs le deuxième point évoqué par la Commission des licences ; un manque de liquidités. Comme Mouscron, Ostende, eux aussi révoqués, et bien d’autres, le Standard présente un bilan financier bien négatif ; une perte de 8,4 millions d’euros selon les derniers comptes publiés en décembre, ramenée à 4,9 millions après une ponction dans les réserves. La Commission des licences dénonce, elle, un trou financier de 14 millions.

Ce à quoi le Standard de Liège a réagi virulemment ce mardi : « Près de la moitié de cette dette est liée au crédit-bail de l’Académie Robert-Louis Dreyfus qui est remboursable jusqu’en 2054 par tranches de 320.000 euros annuels » reprenait-on ce matin.

La direction liégeoise veut également rassurer ses supporters en évoquant les transferts entrants de Moussa Djenepo et Razvan Marin, qui ne sont pas encore comptabilisés. Et de préciser également : « Le reste du solde est constitué de dettes envers Bruno Venanzi (2 millions d’euros) ou envers l’Immobilière du Standard de Liège (3 millions) ».

Mais, néanmoins, un montage pour combler un trou financier inexistant ?

En effet, pour remettre le bilan comptable dans le vert, les dirigeants de clubs utilisent toutes sortes de futilités souvent permises et légales. Bruno Venanzi n’échappe pas à la règle. Son tour de magie ; créer l’Immobilière du Standard de Liège, dont il est l’actionnaire principal, avec l’appui de personnalités telles qu’Axel Witsel.

La vente du stade de Bruno Venanzi à Bruno Venanzi permet ainsi au Standard de combler un éventuel manque de liquidités, bien que nié en bloc par le Standard. Le compromis de vente en bonne et due forme a été signé le 31 mars de manière électronique, étant donné le confinement.

La Cour belge d’arbitrage pour le sport risque donc bien, de nouveau, de revoir le premier jugement de la Commission des licences qui considérait la vente du stade comme un simple projet de compromis de vente. Le Standard de Liège va donc passer, à moins d’une énorme surprise, sa 100ème année consécutive dans l’élite du football belge. Et c’est tant mieux pour celui-ci, d’un point de vue historique, sportif, moral et même juridique.

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