Aller à la barre d’outils

Coronavirus: le confinement a des conséquences sur le mouvement de la Terre

Outre la pollution sonore et les gaz à effet de serre, le confinement réduit également le bruit… sismique.

Sismologue à l’Observatoire royal de Belgique, à Uccle, Thomas Lecocq mesure et détecte les tremblements de terre en Belgique. Il mène des études sur le bruit sismique.

Depuis plusieurs semaines, les sismographes, ces instruments qui mesurent les mouvements du sol, enregistrent moins de « bruit sismique », autrement dit « tout ce qui n’est pas un événement sismique », explique Thomas Lecocq à la RTBF.

« Dans l’enregistrement typique d’une station sismique belge, on va voir quelques événements sismiques comme les tremblements de terre, les tirs de carrière, des événements particuliers comme des explosions en mer de l’armée qui fait par exemple sauter des mines de la première et deuxième guerre mondiale. De nombreux signaux n’appartiennent pas à ces catégories-là. Il s’agit du bruit sismique, c’est-à-dire le bruit continu qu’il y a entre deux séismes deux événements dans nos enregistrements. »

Meilleure écoute de la terre

La diminution de l’activité humaine permet dès lors de mieux percevoir les mouvements « naturels » du sol.

« Cela fait une dizaine d’années que l’on a découvert que l’on peut utiliser le bruit sismique, les vibrations continues de la terre générées par les océans par exemple, pour imager ou surveiller la croûte terrestre » conclut Thomas Lecocq qui compte tirer profit de cette situation exceptionnelle pour ses études.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *