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La licence du Sporting d’Anderlecht contestée par Ostende, qui va en appel devant la CBAS

Fumée blanche et fin d’un faux suspense à Anderlecht ce mercredi. Comme attendu à ce stade du processus – le Sporting n’avait pas été invité par la Commission des licences de l’Union belge à donner des renseignements supplémentaires –, le RSCA a obtenu sa licence pour la D1A en 2020-21. Sera-ce encore le cas d’ici quelques semaines ou mois ? Rien n’est moins sûr.

Si Anderlecht se contente évidemment de cette décision, ce n’est pas le cas d’Ostende – avant que Virton n’emboîte le pas ? – qui n’a pas tardé à faire savoir qu’il se présenterait devant la Cour Belge d’Arbitrage pour le Sport (CBAS) pour contester la non-obtention de son précieux sésame mais également pour réfuter le feu vert accordé à Anderlecht. Pour rappel, le club côtier estime que le club bruxellois ne mérite pas d’obtenir sa licence pour deux raisons : la présence de Wouter Vandenhaute, à la tête de « Let’s Play », une entreprise d’agents de joueurs, dans l’organigramme du RSCA et l’influence de Marc Coucke, propriétaire d’une des tribunes du KVO, dans le processus de revente d’Ostende au groupe américain, Pacific Media Group.

Une situation financière préoccupante

Concernant ce dernier point, qui ne figure pas dans la décision anderlechtoise, la Commission des licences a indiqué à Ostende que ce litige (NDLR : Marc Coucke réclame 6,2 millions d’euros au KVO ou au repreneur en étant payé d’une traite) n’est pas pertinent. Au sujet du rôle de Wouter Vandenhaute, la Commission des licences de l’UB s’est laissé séduire par les arguments bruxellois au sujet du patron des « Flanders Classics » : pas de lien contractuel avec le RSCA, seulement des avis externes au CEO et au président, pas d’influence dans les transferts et aucun pouvoir de management à Neerpede. On verra ce qu’il en sera dans la pratique notamment dans ce que Karel Van Eetvelt appelait lui-même « les coulisses des clubs » lors du « Corona Call » de lundi. Ce qui est sûr, c’est que Nils Van Branteghem, manager des licences, scrutera cela de près. Tout comme la situation financière préoccupante du Sporting (NDLR : le dernier bilan comptable faisait état d’une perte de 27 millions). « Si le club a franchi deux indicateurs conformément à la publication du département des licences du 14 octobre 2019, la Commission des Licences souligne la nécessité absolue de respecter le budget approuvé par le Conseil d’Administration en date du 11 mars 2020 », peut-on lire dans une décision favorable à Anderlecht qui sera sujette à des actions judiciaires.

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