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Pourquoi un confinement devrait permettre de contenir plus efficacement l’épidémie de coronavirus

Il permet une contagion plus lente et moins importante. Et évite un engorgement des hôpitaux à condition qu’il soit respecté

Depuis l’apparition du coronavirus en Chine, à la fin de l’année dernière, l’épidémie n’a cessé de prendre chaque jour davantage d’ampleur. En Chine forcément, mais également dans le reste de l’Asie, en Europe, aux USA ou encore en Australie. Aujourd’hui, pas moins de 170.000 personnes ont été infectées par la maladie. Un peu plus de 8.000 en sont décédées pour près de 80.000 guérisons. Les autres sont, elles, toujours malades.

La Belgique n’est évidemment pas épargnée. Ce mercredi, pas moins de 1.486 cas ont été répertoriés chez nous, pour une quinzaine de décès. Mais le pire est sans doute à venir. Dans les prochaines semaines, le nombre de personnes contaminées devrait exploser. Celui des décès également.

En Chine, les autorités ont pris des décisions radicales, faisant encore sourire les Européens il y a quelques semaines : celles de placer des villes entières en confinement. Soit des millions d’habitants qui n’avaient le droit de sortir de chez eux que pour s’alimenter.

En Europe, on a ri. Puis les premiers cas de personnes contaminées sont apparus en Italie. Et on a commencé à réellement prendre en compte le réel danger du virus. L’Italie a placé tout son territoire en confinement total. La France a embrayé, lundi soir.

En Belgique, à la veille de mesures restrictives, les Belges ont fait la fête vendredi soir. Et ce mardi, nombreux sont ceux qui se sont promenés dans les parcs pour prendre l’air, faisant fi des recommandations du fédéral qui demandait aux gens de rester chez eux.

Pourtant, la courbe exponentielle de contamination actuellement observée pourrait être ralentie si les gens pratiquaient ce que les experts déterminent par « distanciation sociale ». Soit en évitant les espaces publics et en limitant ses sorties. Bref, en limitant les contacts avec les autres.

Une distanciation sociale raillée par certains mais désormais imposée par le gouvernement grâce au confinement quasi complet instauré depuis ce mercredi midi.

Un graphique valant mieux qu’un long discours, le Washington Post a publié une simulation d’une crise selon la façon d’y remédier, avec ou sans distanciation sociale.

Dans ce cas-ci, une personne contaminée (boule orange) contamine rapidement l’ensemble de la population jusqu’ici épargnée (boules grises). Un nombre considérable de personnes sont contaminées en même temps. Ce qui engorgerait les hôpitaux, diminuant la prise en charge et multipliant les décès.

Le fait de rester chez soi avec seulement quelques personnes qui bougent diminue le nombre de personnes infectées. Le pic de personnes malades simultanément est amoindri. Dans le même temps, des patients guérissent (boules roses). Ce qui permet aux personnel soignant de mieux gérer la crise et permettre des soins plus rapides.

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